Après
avoir écrit «vocation prof» en 2000, Frank Andriat a publié lors
de la dernière rentrée scolaire, un livre largement diffusé par
les médias, «Les profs au feu et l’école au milieu».
Ce
mardi, cet auteur bruxellois a partagé, à la bibliothèque
cominoise, la réalité de l’enseignement avec une vingtaine de
lecteurs tous enseignants.
«En
allant dans les écoles, je me rendais compte que l’école était
en difficulté. C’est la Cominoise Myriam Berghe, journaliste à “
Femmes d’Aujourd’hui’’ qui m’a poussé à écrire ce
livre», précise Frank Andriat. C’est l’avis d’un
prof découragé comme beaucoup d’autres.
«Je
ne m’attendais pas à autant de réactions, poursuit-il. J’ai
reçu des centaines de messages de profs. La ministre de
l’Enseignement Marie-Martine Schyns, professeur de français, m’a
invité à la rencontrer hors des médias et à faire dix
propositions.»
«Remettre
les valeurs humaines en évidence»
Les
participants à cette rencontre ont livré leurs propres expériences
de terrain qui rejoignaient tout à fait le propos du livre,
notamment par rapport aux missions de l’école, à l’enseignement
par compétences, au manque de réalisme des inspections, au décret
inscriptions.
Frank
Andriat ajoute: «L’école est la bonne à tout faire. On
lui demande de plus en plus. C’est la solitude du professeur qui
est cultivée par rapport aux parents, au Pouvoir Organisateur, au
système politique… Même en fin de carrière, le professeur se met
à douter, à se sentir mal à l’aise. Il faut pouvoir redire “
nous ” pour remettre les valeurs humaines en évidence et se mettre
à la place des élèves en difficultés.»
Edouard D. l'avenir

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