Il
existe encore des jeunes qui osent se lancer dans une carrière
d’indépendants. C’est le cas de Dimitri Knockaert (31 ans) et de
Gwendoline Houte, un couple qui a créé son propre commerce de vente
et réparation de vélos, sous l’enseigne «Aux 2 roues», à
Comines.
Il
faut dire que la cité des Marmousets ne comptait plus aucun marchand
de cycles, un comble pour une commune avec autant de kilomètres de
RAVeL.
«Il
y a quelques années que l’idée me trottait dans la tête, explique
Dimitri. En suivant les cours de gestion en promotion
sociale, il fallait réaliser un business plan. J’ai tout de suite
pensé à un commerce de vélos et… je suis passé de la théorie à
la pratique.»
Le
sympathique commerçant n’est pas dénué de compétences
techniques puisque, après des études en mécanique automobile à
Don Bosco Tournai, il exerce son art depuis une dizaine d’années
dans un grand garage du zoning cominois.
Profitant
de l’arrêt des activités d’un commerce d’électroménager à
proximité du centre-ville, rue de Wervicq, il se lance dans
l’aventure. Les vélos prennent possession des lieux à partir du
19 août 2013.
«Je
comptais garder mon travail au garage et effectuer les réparations
après les heures, mais le magasin marche tellement bien que j’ai
décidé de m’y consacrer à plein-temps. Et j’étends mes
activités aux vélomoteurs et aux scooters.»
Un
bon rapport qualité/prix
Pour
la vente, quelques marques ont été sélectionnées: «Essentiellement
Gitane, Peugeot et Bertin, des vélos de fabrication française. Avec
un bon rapport qualité/prix. Je travaille aussi avec un grossiste
qui propose des vélos meilleur marché. Il est essentiel de
s’adapter à la clientèle. Nous essayons d’avoir un panel
maximum à disposition, en vélos pour enfants ou adultes, de sport
ou de ville. S’il ne trouve pas son goût, le client peut choisir
sur catalogue.»
Et
n’oublions pas les vélos électriques: «Le moins cher est
à 999€; il y a moyen d’en trouver à moindre coût, mais je ne
veux pas prendre le risque de les vendre, parce qu’ils sont peu
fiables. Je préfère octroyer deux ans de garantie et être assuré
que le client en a satisfaction.»
Côté
réparation, la zone «atelier» ne désemplit pas: «Le beau
printemps a donné envie de faire du vélo. De plus, comme il n’y
avait plus de réparateur dans le coin, il m’arrive régulièrement
de recevoir des vélos qui n’ont plus roulé depuis des années.
Essentiellement des vélos de dames d’ailleurs! Dans la plupart des
cas, je n’éprouve aucune difficulté à effectuer les réparations;
j’ai plus au moins toutes les pièces de rechange en stock.
Toutefois, je n’exclus pas, à l’avenir, de suivre l’une ou
l’autre formation pour des aspects plus techniques, par exemple les
suspensions hydrauliques.»
M.F.PH l'avenir

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