Une
admission directe est généralement impossible lorsque l’on
cherche une place dans une maison de repos. Si 38 % des répondants
déclarent qu’ils n’ont pas dû attendre, plus d’un senior sur
dix n’a toutefois pu entrer en maison de repos qu’après un an
minimum. Le délai d’attente moyen s’élève à sept mois, avec
des différences observées entre les régions : 7,5 mois en Flandre,
6,5 mois à Bruxelles et 4,5 mois en Wallonie. Nombreux sont ceux qui
entreprennent des démarches spécifiques afin de réduire ce temps
d’attente. Le plus souvent, ils contactent la « bonne » personne
(63 %), ce qui garantit, selon les répondants, les meilleures
chances de succès. Une autre démarche permettant d’accélérer
l’admission en maison de repos consiste à déclarer un état de
santé du candidat-résident plus grave qu’il ne l’est en réalité
(8 %). Selon les répondants, le principal critère d’admission
appliqué par les homes est l’état de santé de la personne âgée,
suivi de l’ordre des demandes. Quatre répondants sur dix déplorent
en outre le manque, voire l’absence, de transparence dans les
critères d’admission. Le membre de la famille admis en maison de
repos était en moyenne âgé de 83 ans. Il est remarquable de
constater qu’une personne sur 3 a été admise contre sa volonté.
Un autre tiers était elle-même demandeur. Le reste était
indifférent ou n’avait plus conscience de ce qui se passait.
Le
coût moyen du séjour, repas compris, s’élève à 1.361 euros par
mois. Ce forfait comprend le plus souvent l’électricité et,
parfois, d’autres services ou fournitures : protections contre
l’incontinence, séances de kiné, TV, boissons,
nettoyage/repassage des vêtements, etc. Les prestations non
comprises dans le prix sont généralement comptabilisées en détail
dans la facture mensuelle. Elles représentent en moyenne 138 euros
par mois. En outre, si le résident doit s’absenter pour une courte
période, un tiers des répondants disent qu’il faut malgré tout
payer le prix plein.Dans 60 % des cas, le coût de la maison de repos
est supérieur aux revenus mensuels du résident ; dans 22 % des cas,
la différence dépasse même 500 euros par mois. Cette différence
est le plus souvent comblée en puisant dans les économies du
résident ou grâce à l’aide de sa famille. Près de 20 % des
résidents reçoivent par ailleurs une aide financière du CPAS.
Un
peu plus de la moitié des répondants indiquent avoir déjà été
confrontés à un ou plusieurs problèmes graves. Généralement (40
%), il s’agit d’aspects touchant à l’assistance courante (par
ex. la toilette ou l’aide pour sortir du lit). D’autres problèmes
récurrents ont trait à la mauvaise communication des informations
médicales à la famille (35 %) et à l’administration (erronée)
de médicaments (30 %). Selon les répondants, les maisons de repos
ne semblent pas non plus échapper au vol. Ces établissements
rejetant toute responsabilité en la matière, il est conseillé de
mettre en dépôt les grosses sommes d’argent, les bijoux ou les
objets de valeur. Le comportement verbal (21 %) et physique (8,5 %)
brusque de la part du personnel à l’égard des résidents est
aussi pointé du doigt. La grande majorité des répondants
confrontés à un problème en ont fait part au personnel soignant ou
à la direction de la maison de repos. Discuter des problèmes
constitue assurément une étape cruciale, mais elle ne garantit
apparemment en rien une amélioration de la situation. D’ailleurs,
30 % de ceux qui disent avoir rencontré un problème estiment que
celui-ci n’a pas été résolu, et 30 % déclarent qu’il n’a
été résolu que partiellement.
Tous
types d’établissements confondus, certains aspects suscitent ainsi
20 % de mécontents ou très mécontents : l’assistance
quotidienne/les divertissements, les soins de santé, la restauration
et le coût. Au total, 16 % des répondants sont mécontents ou très
mécontents de la maison de repos de leur proche. Il y a moins de
mécontents à l’égard des résidences-services (8 %) qu’à
l’égard des maisons de repos du CPAS (14 %) ou privées (19 %).
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